Lot 112
25 000 - 35 000 €

LOT RETIRE DE LA VENTE

Paire de cabinets en laque japonais de forme rectangulaire, chaque boîte se ferme par un couvercle totalement indépendant, sans charnières. Elle repose sur quatre pieds dans la continuité des angles, avec une ceinture inférieure découpée. Des ouvertures permettent de faire passer des cordelettes fermant l’ensemble et permettant le transport. Chaque face est entièrement laquée d’un décor géométrique en nid d’abeille alternant des fleurs stylisées traitées en deux ors, et frappé de l’écusson d’une famille –le « Mon »-.
L’intérieur est garni d’un papier fleuri à fond rouge.
Cornières et pentures en bronze doré et patiné.
Japon fin XVIIème, début XVIIIème siècle
H : 46,5 - L : 85 - P : 52 cm

Ces cabinets en forment de coffres servaient à transporter les biens, vêtements ou armures, d’un seigneur en voyage. Ils s’ouvrent sans charnières ni serrures, fermés simplement par les cordes qui permettaient leur transport, suspendus à une longue tige de bois porté par deux hommes. Le « Mon » est à la fois une marque de possession et une affirmation de la puissance d’un clan dans le Japon féodal. Les deux plumes de faucon en sautoir appartiennent au clan Aso, de la province de Higo au sud de l’île de Kyushu.
Les quartefeuilles qui forment le fond du décor se retrouvent sur des objets de la période 1640-1730.
Le laque s’obtient à partir de la résine d’un arbre particulier, que l’artisan laqueur va appliquer par couches successives, après séchage et polissage. Ce travail nécessitait un soin constant durant de longues années, chaque grain de poussière pouvant venir le remettre en question. Le résultat obtenu était à la fois splendide et résistant.
Le Japon était devenu maître dans cet art, dépassant la Chine. La fermeture de l’archipel nippon au commerce avec l’Occident amena une raréfaction de ces biens pourtant très appréciés en Europe. Cela entraîna un accroissement de la cherté de ces produits de luxe, et suscita une véritable industrie de l’ « erzatz » à qui on doit les progrès de la chimie moderne. Détournés de leur vocation première ces objets trouvèrent dans les demeures aristocratiques une nouvelle place d’honneur et des collectionneurs comme Madame de Montespan, n’hésitèrent à se faire peindre à coté de leurs trésors.
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