« COLLECTIONS & PROPOSITIONS »
PHOTOGRAPHIES XIX et XXe

 

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Exposition et vente aux enchères publiques
Mardi 8 novembre 2016 à 13H30

Salle V.V. - Quartier Drout - 3, rue Rossini - 75009 Paris
 
Expositions publiques
Samedi 5 novembre 2016 : 11h à 19h - Lundi 7 novembre 2016 : 11h à 19h
Mardi 8 novembre 2016 : 10h à 11h - Salle V.V. - 3, rue Rossini - 75009 Paris

 
 

François Joseph Edouard DE CAMPIGNEULLES (Douai 1826- Paris 1879)
Exceptionnel ensemble d'un "voyageur photographe" calotypiste présenté pour la première fois :
86 calotypes, négatifs sur papiers cirés, dont 64 calotypes sur son voyage au Moyen-Orient en 1857-1858 : Egypte, Arabie et Syrie (env. 27 x 32,5 cm).
 
Également 67 épreuves albuminées, certaines non-émargées du voyage au Moyen-Orient, dont 31 épreuves albuminées seront présentées avec leurs calotypes.
Ainsi que des calotypes et des épreuves albuminées sur la France, Belgique…
 
Le voyage complet au Moyen-Orient d’Edouard de Campigneulles comporte 85 lieux photographiés (85 calotypes réalisés à l’époque).
 
 
11 calotypes et 5 tirages de ce voyage au Moyen-Orient sont connus et conservés dans les deux seules institutions à l’international détenant des calotypes et tirages d’Edouard de Campigneulles : la Bibliothèque Nationale de France (conserve 5 tirages sur papier albuminé) et le Musée d’Histoire Naturelle de Lille (conserve 11 calotypes).
 
Nous présentons pour la première fois en vente 64 calotypes de ce voyage.
 
Originaire du Nord de la France, Edouard de Campigneulles participe à l’exposition de la SFP (Société Française de Photographie) en 1859 où il présente une cinquantaine de vues de son voyage en Egypte, de Palestine et de Syrie.
Les calotypes présentés dans cette vente correspondent à ce voyage, ainsi que des vues du Sinaï.
 
Le choix des cadrages, dont des contres plongés, font d’Edouard de Campigneulles un photographe très « moderne » pour son époque, dépassant un style purement documentaire.
 
Les informations sur Edouard de Campigneulles sont extrêmement rares. Il est cité par l’historien de l’art Charles Linas à deux
reprises dans un article publié en 1859 où l’on découvre que le photographe voyageur serait  féru d’archéologie, tout comme Auguste Salzmann.
 
Hormis cette mention, les références sont quasi inexistantes et l’on ne sait pas qui a initié Edouard de Campigneulles à l’art de la calotypie.
 
Un enseignement par le « maître » Gustave Le Gray peut être suggéré car le traitement des négatifs sur papier ciré d’Edouard de Campigneulles est très proche de celui utilisé par Gustave Le Gray. L’extrême qualité de composition et la remarquable finesse de détails sont dignes d’une maitrise avérée de la technique du calotype.
 
Source biblio : Primitifs de la photographie - Le calotype en France 1843-1860.
Sous la direction de Sylvie Aubenas et Paul-Louis Roubert, ed. Gallimard/Bibliothèque nationale de France, 2010
 
Pour la première fois sur le marché de la photographie, des calotypes sont mis en vente accompagnés, pour la plupart, de leurs tirages, épreuves sur papier albuminé.
 
- 115 lots proposés à la vente.
 
- Estimation : à partir de 1 500 € pour un négatif sur papier ciré accompagné de son tirage, épreuve albuminée.
 
Ce fonds est accompagné de 16 épreuves de James GRAHAM (1806-1869) du Moyen-Orient (dont des panoramas de Jérusalem, Le Caire, Balbek…), tirages albuminés d’après négatifs papier, dédicacés pour la plupart à François Joseph Edouard de Campigneulles.
 
 
SÉEBERGER Frères
Fonds Séeberger, succession d'Albert Séeberger
 
Une saga familiale sur deux générations de frères photographes, un nom incontournable intrinsèquement lié à l'histoire de la photographie de mode sur près d’un siècle.

 
Jules, Louis et Henri forment la première génération des frères Séeberger de la fin du XIXe siècle à la deuxième guerre mondiale. Jean et Albert Séeberger (fils de Louis et neveux de Jules et Henri) forment la deuxième génération de la seconde guerre jusqu’en 1977.
 
Véritables témoins de leur époque, les frères Séeberger photographient dès le début du XXe siècle des scènes animées de la vie quotidienne en province et à Paris, scènes principalement réalisées à la « chambre », en extérieur et en instantané. Leur atelier est successivement installé à cette époque au 43 puis au 13 de la rue Fénelon avant d’élire domicile au 33, rue de Chabrol à Paris.
 
Sollicités par les éditeurs de cartes postales en plein âge d’or, ils réalisent autour de 1906 des séries sur la butte Montmartre, les inondations de 1910 ou les fêtes foraines et parcourent le pays pour ramener des images des grandes villes de province en pleine mutation sociale et industrielle…
 
Un regard d'une rare élégance rehaussé d'un sincère humanisme porté sur la société française de la Belle Époque à l'après-guerre, en passant par les Années Folles !
 
Leur sens de l’esthétisme et de la composition étant vite repéré par les rédactrices des revues de mode en plein essor, les jeunes photographes sont alors propulsés dans le « grand monde ». De la Belle Epoque aux Années Folles, les images des frères Séeberger alimentent largement les pages mondaines des journaux français et étrangers en présentant la haute société parisienne composée d’aristocrates et élégantes se retrouvant au bois de Boulogne et aux champs de course, où il est de bon ton d’être vu : Longchamp, Bagatelle, Auteuil… Puis dans les stations à la mode, à Deauville, Cannes, Biarritz et Saint-Moritz. Les frères Séeberger immortalisent les célébrités de l’époque parées des magnifiques créations des grandes maisons de haute couture : Patou, Lanvin, Chanel, Schiaparelli, Lelong ou Molyneux…
 
La reconnaissance  est telle qu’ils sont sollicités par l’agence hollywoodienne Kinema research pour dresser un vaste et méticuleux inventaire photographique des lieux et habitudes de vie quotidienne des Parisiens. De 1923 à 1931 ils fournissent  aux directeurs artistiques et décorateurs de films américains une impressionnante documentation imagée en vue de reconstituer la capitale en studios : du Ritz à un bal populaire, d’un music-hall aux brigades du Claridge, d’un bistrot à la vie d’un hôpital ou encore à un fourgon cellulaire… 
 
A l’orée de la deuxième guerre mondiale, la seconde génération formée par Jean et Albert, reprend le studio. Les frères sont bientôt mobilisés, l’atelier ferme de 1939 à 1941. De retour à Paris, ils couvrent la vie des Parisiens sous l’Occupation. En août 1944, Jean est accrédité pour photographier la Libération de Paris tandis qu’Albert photographie l’arrivée des troupes américaines en Seine-et-Marne dans leur progression vers l’Est. En 1946, Jean, rejoint par Albert, participe à la création du groupe des Quinze.
 
L’année suivante, les Séeberger s’installent dans l’espace plus vaste d’un nouvel atelier au 112, boulevard Malesherbes. L’ère des Trente Glorieuses entraîne alors un net accroissement de l’activité et une plus grande diversité des commandes. L’équipe se renforce de collaborateurs techniques spécialisés permanents.
 
La mode demeure l’activité principale du studio et ce pendant 30 années. Les Séeberger travaillent alors pour Yves Saint Laurent, Christian Dior, Hermès, Nina Ricci, Jacques Fath ou encore Balmain, Balenciaga… Les contacts permanents avec les maisons de Haute Couture leur permettent d’obtenir des commandes publicitaires pour des fabricants de tissus, paruriers, joaillers et accessoiristes, tout en répondant dans le même temps aux larges sollicitations des magazines de mode tels La Femme Chic, Vogue ou Harper’s Bazaar.
 
Albert Séeberger relate dans une interview la réflexion d’une acheteuse américaine illustrant les exigences de l’univers de la mode : « Pour nous, le plus beau n’est jamais assez beau ! ». Ce en quoi Albert commente : « Nous nous devions donc d’offrir des images parfaites : la ligne, la matière, la pose, les accessoires, tout devait être parfait. Les formats étaient imposés par la technique : nous avions l’obligation de faire du 20x25 cm ! Le 6x6 était un petit format. Tout ce que nous livrions comme photographie devait être au format d’impression ! Quant aux modèles, ils devaient frôler la perfection ! ». Sans successeur pour assurer la lignée, l’atelier ferme en avril 1977.
 
Le fonds présenté ici est unique car Jean et Albert ont cédé au cours des années 1970 aux grandes institutions françaises, et ce dans un souci de conservation, l’ensemble des milliers de négatifs, plaques et une partie des tirages des deux générations Séeberger.
 
Cette vente est l’unique occasion d’acquérir des épreuves des frères Séeberger, un témoignage complet de près d’un siècle de photographie de mode, de photographies d’évènements et de personnalités.
 
- Environ 3 000 épreuves, tirages réalisés par Albert Séeberger lui-même, proposés à la vente à l’unité ou par lots.
 
- Estimation : de 200 € à 10 000 €
 
- Un catalogue dédié de 80 pages bientôt disponible.
 
 
Robert DOISNEAU (1912-1994) et Maurice BAQUET (1911-2005)

"Ballade pour violoncelle et chambre noire"
 
Maquette originale réalisée dans les années 50 pour la publication du facétieux livre "Ballade pour violoncelle et chambre noire" paru aux éditions Herscher en 1981.
 
L’histoire de l’ouvrage est le reflet de la joyeuse et sincère amitié qui unit Robert Doisneau au célèbre musicien, comédien et alpiniste Maurice Baquet pendant un demi-siècle. C’est aussi l’histoire d’une passion, celle de Maurice Baquet, inséparable amoureux de son instrument, le violoncelle.
 
Robert Doisneau met en scène les aventures de son ami, accompagné de son fidèle violoncelle, dans des situations incongrues ou contraint à des poses facétieuses : du Conservatoire au régiment d’infanterie, de la scène de l’Olympia à la salle Gaveau, d’une salle de cinéma muet aux étendues enneigées, du métro au music-hall… Et par tous les temps…
 
Cette maquette originale proposée à la vente a été offerte par Robert Doisneau à Georges Fèvre, son tireur attitré, en témoignage de l’amitié que le photographe lui portait et la complicité qui liait les deux hommes. Preuve en est l’intime et chaleureuse dédicace manuscrite de Robert Doisneau en page de garde : "Donner des photos à Georges Fèvre c'est comme offrir du sable à un touareg. Tant pis, pour lui dire mon amitié, voici la maquette d'un bouquin (avec le premier texte de l'ami Baquet) qui a attendu quelques trentes années pour paraitre. Robert Doisneau."
 
L’humour, la tendresse, la poésie et le charme des images du célèbre photographe sont réunis dans cet « objet » unique, une ode à l’amitié et une pièce maîtresse de collection
 
La maquette comprend 40 photographies (dont des photomontages), tirages originaux d'époque :
- 29 tirages sur papier catoline mat, numérotés sur l’image, certains datés « 1977 »
- 11 tirages sur papier brillant
Format : env. 27 x 21 cm
17 photographies sont inédites et n’ont pas été reproduites dans l'ouvrage publié aux éditions Herscher en 1981.
- Dédicace à Georges Fèvre et texte d’introduction manuscrits de Robert Doisneau
- Textes originaux manuscrits de Maurice Baquet
 
Estimation : 20 000 / 30 000 €
 
Provenance : collection de la famille de Georges Fèvre
Un exemplaire de l’ouvrage publié aux éditions Herscher en 1981 accompagne la maquette.
 
 

Collection de Monsieur J.F.M
Photographies des grands noms du XXe siècle.

  
Alfred Stieglitz, Brassaï,
Emmanuel Sougez, Sasha Stone, René-Jacques, Louis Stettner, Maurice Tabard, Sabine Weiss, Willy Ronis,
Irina Ionesco…  
 
 
Plus de 40 lots proposés à la vente.
 
Estimation :
autour de 1 000 / 1 500 €
 
 
« L’aletoscopio » de Carlo NAYA (1816-1882)
 
« L’aléthoscope (ou aletoscopio, du grec « vrai », « exact » et « vision ») est un instrument d’optique à l’aide duquel on peut  voir toutes les photographies avec un immense relief et presque de grandeur naturelle. 
 
On peut obtenir cet effet aussi bien par le moyen de la réflexion que de la transparence, soit avec la lumière du jour, soit encore avec une lumière artificielle. »*
 
 
Entièrement construit en bois, l’aléthoscope permet ainsi de visionner des images photographiques de grand format dont l’effet jour et nuit est amplifié, soit par réflexion de la lumière, soit par transparence. Il est à l’origine de nombreuses variantes, telle le Mégaléthoscope, version agrandie de l’Aléthoscope.
 
L’Aléthoscope a été inventé en 1860 (et breveté l’année suivante) par l’opticien et photographe suisse Carlo Ponti, futur photographe officiel du Roi d’Italie, qui le commercialisa largement.
 
 
 
Pionnier de la photographie en Italie, Carlo Naya s’était associé à Carlo Ponti quelques années auparavant pour la création d’un studio à Venise avant que les deux hommes ne se brouillent et qu’une grande rivalité naisse entre eux.
 
A une époque où la confusion administrative règne avec l’adhésion de la Vénétie à l’Italie Carlo Naya réalise également sa propre version de l’aletoscopio et fait fabriquer des modèles par Demetrio Puppolin, l’artisan ébéniste travaillant avec Carlo Ponti.
 
La guerre pour « traitrise » éclate alors entre les deux photographes inventeurs et une longue procédure judiciaire s’ensuit, Carlo Ponti tentant de récupérer son monopole et Carlo Naya de développer et distribuer ses propres modèles.
 
« L’aléthoscope de C. Naya est garanti supérieur à tous ceux fabriqués jusqu’a aujourd’hui, car il a été perfectionné au point d’obtenir des lignes droites sans être obligé d’employer des photographies montées sur des chassis concaves, qui nuisent à la solidité, augmentent le défaut de sphéricité, et empêchent de bien voir les photographies par réflexion. »*
 
*Dixit la description originale d’époque présentant l’aléthoscope.

Appareil en parfait état avec 26 photos montées sur châssis bois, pour effet jour et nuit :


Panoramas : Zermatt, Vevey, Genève, Heidelberg, Venise, Naples, Monaco
Venise : place Saint-Marc, canal Grande, pont Rialto, voilier, pêcheurs sur la lagune, les quais…
Rome : Saint-Pierre, le Forum, Villa Borghese
Suisse, Chamonix : lac Léman et château de Chillon, le mont Jungfrau, le mont Cervin, Lucerne et Mont Pilat, le Mont Blanc
Paris : quai de la seine, place de la Concorde
Égypte : Karnak


Estimation : 12 000 / 15 000 €